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Le terrorisme expliqué à nos enfants !

     Des images traumatisantes, des actes qui échappent à la raison, la mort répandue aveuglément par des « barbares », la « guerre » que des dirigeants nationaux déclarent aux terroristes, l’anxiété qui s’empare de sociétés entières et la haine qui en menace les fondements… Il est déjà peu aisé pour des adultes instruits d’appréhender avec sang-froid la campagne de terreur qu’imposent, aux pays d’Occident comme d’Orient, les jihadistes de l’État islamique depuis sa proclamation en juin 2014.

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        Comment, alors, expliquer les réalités de ce cauchemar à ces « éponges émotionnelles » que sont les enfants ? « Plus que les adultes sans doute, [ils ont besoin] pour comprendre, de mots mieux choisis, plus justes », remarque l’écrivain franco-marocain Tahar Ben Jelloun, en introduction à son court essai, Le Terrorisme expliqué à nos enfants, à paraître le 25 août.

  Composé sous la forme d’un dialogue avec sa fille, il est le troisième volet d’une œuvre pédagogique commencée en 1998 avec Le Racisme expliqué à ma fille et poursuivie en 2002 avec L’Islam expliqué aux enfants. Une lecture qui, sans gommer la complexité du phénomène, l’explique en profondeur avec des mots simples qui rappellent que Ben Jelloun, avant d’entrer en littérature, avait suivi des études de philosophie et obtenu un doctorat en psychiatrie sociale. En voici quelques extraits.

– Alors, donne-moi une définition du terrorisme.

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Monde arabe : quand verra-t-on une femme Premier ministre ou présidente ?

Le 13 août, c’était la Fête nationale de la femme en Tunisie.

Un jour férié, des conférences et des séminaires à la pelle, des décorations et des youyous aux quatre coins du pays. Mais personne pour songer que le Premier ministre qui venait d’être nommé aurait pu être une femme ! Comme si la chose était inconcevable par essence.

Pourtant, il suffit de regarder un peu plus au nord pour se persuader du contraire : avec la nomination, mi-juillet, de Theresa May au Royaume-Uni, l’Europe vient de se doter de « sa » septième dirigeante. Malte, la Pologne, la Croatie, la Lituanie, l’Allemagne et la Norvège avaient déjà confié leurs affaires à des dames.

Hier, c’était l’Asie qui offrait au monde la plus riche brochette de chefs de gouvernement en robe et en sari ! Indira Gandhi en Inde, Corazon Aquino aux Philippines, Benazir Bhutto au Pakistan, Sirimavo Bandaranake au Sri Lanka, Khaleda Zia au Bangladesh et Tansu Ciller en Turquie. Qui dit mieux ? Puis ce fut au tour de l’Amérique latine de lui emboîter le pas, Brésil, Argentine ou Costa Rica en tête.

Le monde arabe ? Il continue à fermer la marche. Aucun chef d’État ou de gouvernement qui soit une femme. Et pourquoi cette méfiance ? L’islam n’est pas en cause, on vient de le voir à travers l’exemple asiatique, qui sut confier au deuxième sexe les plus grandes charges. Y aurait-il corrélation entre pauvreté économique et exclusion des dames de la sphère politique ? Certainement pas. Est-ce lié à l’Histoire ? Non plus. Le passé des Arabes témoigne de grandes figures de gouvernantes et de fondatrices d’empire, de Didon à Cléopâtre, de la reine de Saba à la Kahina. Le physique serait-il un handicap chez les femmes pour pareilles charges ? Aucunement.

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