Sans le développement de la lecture, l’Afrique ne se développera pas

      Dès la page 7, l’auteur pose la problématique par ceci : « C’est devenu un lieu commun.Les Africains ne lisent pas et n’aiment la lecture. De nombreux facteurs expliquent leurs attitudes envers le livre et la lecture. Trois causes apparaissent  dans toutes les enquêtes menées sur le sujet : 1- La société de l’oralité : Les Africains, dit-on, vivent dans une société où l’oralité n’est pas compatible avec la lecture qui soustrait l’individu de la société. La lecture est un évènement solitaire, un rendez vous privé avec un autre monde. En effet, l’acte de lire isole, et l’Africain ne se sent à l’aise que parmi ses parents, ses amis, sa famille.

        Le constat est là, implacable, dans beaucoup de familles, le livre et la lecture font partie du décor… 2- L’analphabétisme : il est vrai que de nombreux Africains ne savent pas lire ni écrire et cela a beaucoup joué sur le développement de la lecture. Aujourd’hui encore une grande proportion de jeunes garçons et de filles ne vont pas à l’école où le quittent prématurément à cause des problèmes de tradition et  de pauvreté. Amadou Hampaté Ba, l’auteur de l’étrange destin de Wangrin, affirmait qu’à son époque inscrire un enfant à l’école était une malédiction. Etre analphabète ne veut pas dire être ignorant. Amadou Hampaté Ba  disait aussi à  l’UNESCO que chaque fois qu’un vieillard meurt en Afrique, c’est comme une bibliothèque qui brûle en Europe. Le Mawdo (vieux sage en peulh) disait avec raison qu’il ne faut pas confondre Savoir et Ecriture. L’écriture est la photographie du savoir. 3 – Le pouvoir d’Achat : des spécialistes n’ont pas hésité à écrire que le coût du livre était un frein pour les lecteurs potentiels. En fait, il s’agit d’un pouvoir d’achat trop faible. Une grande proportion d’Africains vit dans la pauvreté. Le salaire insuffisant de nombreux cadres Africains sollicités par la grande famille, les amis et le coût élevé des loyers, de la nourriture et de l’entretien de la voiture ne favorisent pas l’achat du livre.

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En passant

Des livres prescrits pour lutter contre les troubles mentaux de l’adolescence

Cela semble également être la conclusion du Conseil des arts britannique, qui finance une nouvelle initiative qui encouragera les médecins anglais à recommander des livres aux patients adolescents et adolescentes aux prises avec la dépression, l’anxiété et d’autres troubles de santé mentale. 

lecture et trouble mentaux

Lecture et troubles mentaux @Le devoir.com

      Administré par The Reading Agency et the Society of Chief Librarians et financée par le Conseil des Arts d’Angleterre et le Wellcome Trust — une association caritative tournée vers l’amélioration de la santé via la science, la recherche et l’engagement avec la société —, la campagne de lecture «  the Reading Well for Young People campaing »  vise les jeunes âgés de 13 à 18 ans atteints de troubles mentaux, et leur fournit une liste de lectures recommandées pour les aider à mieux affronter leur maladie. 

Celles-ci portent sur des questions de santé mentale, de dépression, des troubles de l’alimentation, de l’anxiété, de l’automutilation, de l’intimidation et de la pression de l’examen médical. Sélectionnés par des experts de la santé mentale, les livres représentent à la fois un mélange d’auto-assistance et de fiction, alliage qui peut être recommandé par les médecins et les infirmières scolaires. Les ouvrages sélectionnés seront mis à disposition du public dans les bibliothèques publiques.

Ce « régime » fait suite au lancement d’un programme de lecture similaire, mis en place en 2013 et destiné aux personnes adultes souffrant de problèmes de santé mentale et aux adultes atteints de démence. Ce projet, qui s’adresse également à leurs proches, a rencontré un franc succès.

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