Citation

Investir dans l’éducation de la fille, c’est changer le monde !

L’éducation d’une fille signifie la création d’une famille en meilleure santé, d’une communauté plus forte et d’un avenir meilleur. Malheureusement, de nos jours, plus de 62 millions de filles dans le monde ne sont pas scolarisées.

Nous savons que les pays comptant plus de filles à l’école secondaire ont tendance à avoir des taux de mortalité maternelle plus faibles, des taux inférieurs de VIH/Sida, des taux de mortalité infantile plus bas, une meilleure nutrition des enfants, et une plus grande opportunité économique. Trop souvent, les filles ont peu ou pas d’accès à un meilleur avenir en raison de l’endroit où elles sont nées ou des coutumes dictées par leur communauté.

Dans les pays les plus durement touchés, les filles représentent plus de 80 % de toutes les nouvelles infections de VIH chez les adolescentes; 7 000 filles âgées de 15 à 24 ans sont infectées par le VIH chaque semaine. Chose terrible, cette maladie reste encore la principale cause de décès chez les femmes âgées de 15 à 44 ans dans le monde entier.

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« Tuer pour tuer » de Mahlox ou la textualisation de la déchéance multipolaire

          L’analyse du discours, avec Dominique Maingueneau,  donne la place depuis quelques années à des actes de paroles qui sortent du système traditionnellement préconçu comme corpus: le texte littéraire. Cette excroissance des domaines d’étude linguistique ne ferme pas les oreilles à l’épanchement social des pensées, des fantasmes et des idiosyncrasies langagières  de ceux qui envahissent de plus en plus l’espace public ; il s’agit, en effet, des auteurs des  chansons populaires en Afrique au sud du Sahara. Ceux-ci bénéficient pour cela des nouveaux supports de diffusion que sont la plateforme internet et des supports numériques et électroniques. Il parait donc important de se pencher sur la chanson RAP du Cameroun notamment ‘tuer pour tuer’ paru dans les bacs en 2016, de l’artiste Maalhox le vibeur en duo avec Phil-B. L’analyse devra s’attarder sur le contexte qui a fait naître cette production artistique, ensuite il sera question d’entrer dans le texte lui-même pour y dénicher les aspects qui se lient au contexte social, sans oublier de faire un break sur les façons de mettre en musique le langage camerounais inclus dans ce que l’on appelle le français camerounais.

           

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En passant

Je veux vous parler d’elle…!

Je ne sais même par où commencer pour vous parler d’elle. Elle a toujours été l’objet de mes fantasmes…

  Je l’ai toujours visité par mon imaginaire, imaginant ses contours, devinant ses pourtours, caressant son visage, à la recherche d’un sourire, à la quête d’un regard.  Morphée me transportait parfois chez elle. Je la courtisais puis je me baignais dans son bassin légendaire. Bien qu’elle soit vieille, sa beauté ne cessait de m’éblouir, son passé me faisait jouir et je ne cessais de souffrir à l’idée de me savoir si loin d’elle. Néanmoins,  je demeurais optimiste, espérant, attendant, ce jour où j’aurais les moyens de payer le lourd tribut afin de prendre mon envol pour aller à sa rencontre.

        Elle méritait vraiment que je fasse ce sacrifice pour elle. Elle avait longtemps été (est) l’objet de convoitise de nombreux prétendants : blancs, noirs, jaunes, rouge et que sais-je encore ! Tout le monde l’enviait. Tout le monde la désirait. Elle avait longtemps flirté avec les Grecs notamment Hérodote ou encore Socrate, le fameux « Père de la Philosophie » (mensonge que j’avais colporté durant des années depuis le lycée). Comme je disais donc, Socrate et bien d’autres avaient séjourné dans son lit durant des années. Elle les avait nourris et allaités. Leur séjour fut tellement agréable que certains prétendants oublièrent de retourner dans leur Athènes chérie. Ceux qui réussirent à rentrer à domicile s’étonnèrent encore que pareille beauté, que pareille intelligence et sagesse puisse exister en Afrique ! Ils essayèrent alors de l’adopter, essayant de la ramener, de l’attacher sinon de la rattacher à une Autre civilisation… Un preux chevalier du nom de Cheikh Anta Diop viendra à sa rescousse et montra aux yeux du monde qu’elle était et avait toujours été de sa lignée et l’avait épousée à bras le corps. Les autres prétendants ne lâchèrent point la prise. Ils avaient perdu une bataille mais pas la guerre ! Ils reviendront à la charge…

          Comme tu t’en rends compte, elle avait été la cible de nombreux prétendants qui avaient ouvert de nombreux débats (combats) pour l’épouser. J’étais fier de ses fils et de ses filles dont les réalisations artistiques, techniques et surtout architecturales figuraient parmi les sept merveilles du Monde. Toutes ces idées, toutes ces images, tous ces visages défilaient dans mon esprit. Oui ! Pourquoi maintenant ? J’étais assis confortablement sur un siège dans un avion : j’allais la rencontrer. Mon esprit, tout excité me présentait comme dans un film, toutes les représentations et images que j’avais développées d’elle. J’avais hâte de les vérifier, de les confirmer ou de les infirmer ! Oui ! J’étais impatient de la voir, de la regarder droit dans les yeux pour lui dire ô combien elle avait été mon fantasme ! J’étais en extase rien qu’à l’idée de pouvoir la sentir, humer son parfum, respirer son odeur ! Pouvoir la caresser, l’enlacer, l’embrasser : quel plaisir ! Je l’apercevais déjà à travers le hublot de l’avion qui était en phase finale d’atterrissage. J’apercevais son visage lumineux et le mien s’illumina d’un sourire.

Le rêve est la sève de la vie !

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Robert Solé: Le doute est une richesse.

Cette phrase simple mais profonde résume à merveille la pensée de l’écrivain franco-égyptien Robert SOLE lors du Café littéraire organisé par l’Institut Français d’Alexandrie.

        Ce romancier profita de son passage dans son pays d’origine pour entretenir les francophiles parmi lesquels le Consul de France à Alexandrie, sur sa carrière d’écrivain, de journaliste et d’historien. Il souligna d’emblée que ces trois casquettes ne se superposaient point mais s’imbriquaient à merveille. D’une part le journalisme lui a permis de faire de nombreuses rencontres à travers des voyages et des enquêtes. Elle lui permet de questionner et de commenter l’actualité, le réel.  D’autre part, l’écriture romanesque lui permet de transcender le réel, de se transplanter dans l’imaginaire et de revisiter la mémoire ou le passé. En effet, « le passé le passionne mais ne l’y enferme pas ». S’inspirer du passé est certes bien mais l’écrivain se doit de le transgresser et de le transpercer à travers une écriture critique sur les problèmes de la société. Pour ce qui est de la société égyptienne, il souleva que ces problèmes étaient davantage d’ordre économique (fracture sociale), sécuritaire (incident du Sinaï) et humanitaire (droits de l’homme). Enfin, sa carrière d’historien enrichit sa création de faits, de détails qui se reflètent par la beauté de ses descriptions et la richesse de ses récits. Histoire, mémoire et devoir d’écriture sont donc intimement liés.

           En outre, l’ancien rédacteur de la rubrique religieuse du Quotidien français Le Monde, déclarera que la religion et la question identitaire sont au cœur des plus grands enjeux contemporains. S’agissant de la religion, elle a pendant longtemps été banalisée par les dirigeants qui évitaient maladroitement (consciemment ?) de poser les questions essentielles. Le terrorisme a-t-il toujours  OU forcément des soubassements religieux ? A la suite des récentes attaques terroristes, celles de Grand-Bassam ou de Belgique, les médias occidentaux ont tiré des conclusions hâtives assez faciles, et semble-t-il, logiques. Essayer d’éradiquer le terrorisme revient à découvrir les motivations des terroristes. Les attaques de Londres, Radison Hotel, les kamikazes de Boko Haram au Nord du Cameroun ou enfin ceux de Paris ont tous essayer d’être justifiés par des motifs religieux. A ce propos, l’auteur de Les Nouveaux Chrétiens(1975) estime que :

« la religion, au-delà du fanatisme, a pris une place excessive mais négative dans la société contemporaine car elle va à l’encontre de l’esprit critique, du doute ».

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Le monde devient immonde ?

Y’a des moments de la vie où on a honte de son pays ! 

Comment concevoir qu’en plein 21ème siècle des femmes puissent encore mourir dans des hôpitaux publics en présence de médecins tout simplement parce qu’elles ne possèdent pas les fonds pour assurer leur soin ? Imaginez le désespoir de cette sœur qui voit sa sœur agoniser sous ses yeux? Imaginez la peur et la terreur qui l’habite lorsqu’elle découvre la vie qui s’échappe silencieusement de sa sœur venu donné la vie? C’est cette terreur qui l’a dynamité, l’a métamorphosé et l’hypnotisa au point qu’elle se mis à opérer sa tante à l’aide d’une lame ? Imaginez la douleur de Monique déjà inconsciente de se voir déchirer par une lame de la main tremblante de sa nièce ? Imaginez la douleur lancinante qui frappa cette nièce de voir sa tante et ces deux bébés innocents mourir sous ses yeux ? Est-ce un crime d’être pauvre ? Choisis-t-on de naître dans une famille pauvre ou dans une famille nantie ? L’humanisme a t’il décampé de nos sociétés pour céder la place au matérialisme ? L’intérêt devrait-il supplanter l’être ? Où sont passés les valeurs de solidarité et de partage reconnues aux cultures africaines ?  La société camerounaise et le monde en général se pervertis ?

J’ai mal de savoir que l’argent ait autant pris le dessus sur nos valeurs éthiques et morales. La vie est une valeur suprême et sa préservation n’a pas de prix. Que les médecins qui ont refusé de prendre soin de cette femme enceinte en détresse aient  honte! Qu’ils soient même destitués de leur corps de métier car la déontologie médicale ne le permet pas. Ils ont trahi le serment d’Hippocrate pour devenir des HYPOCRITES !

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