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Le terrorisme expliqué à nos enfants !

     Des images traumatisantes, des actes qui échappent à la raison, la mort répandue aveuglément par des « barbares », la « guerre » que des dirigeants nationaux déclarent aux terroristes, l’anxiété qui s’empare de sociétés entières et la haine qui en menace les fondements… Il est déjà peu aisé pour des adultes instruits d’appréhender avec sang-froid la campagne de terreur qu’imposent, aux pays d’Occident comme d’Orient, les jihadistes de l’État islamique depuis sa proclamation en juin 2014.

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        Comment, alors, expliquer les réalités de ce cauchemar à ces « éponges émotionnelles » que sont les enfants ? « Plus que les adultes sans doute, [ils ont besoin] pour comprendre, de mots mieux choisis, plus justes », remarque l’écrivain franco-marocain Tahar Ben Jelloun, en introduction à son court essai, Le Terrorisme expliqué à nos enfants, à paraître le 25 août.

  Composé sous la forme d’un dialogue avec sa fille, il est le troisième volet d’une œuvre pédagogique commencée en 1998 avec Le Racisme expliqué à ma fille et poursuivie en 2002 avec L’Islam expliqué aux enfants. Une lecture qui, sans gommer la complexité du phénomène, l’explique en profondeur avec des mots simples qui rappellent que Ben Jelloun, avant d’entrer en littérature, avait suivi des études de philosophie et obtenu un doctorat en psychiatrie sociale. En voici quelques extraits.

– Alors, donne-moi une définition du terrorisme.

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Sans le développement de la lecture, l’Afrique ne se développera pas

      Dès la page 7, l’auteur pose la problématique par ceci : « C’est devenu un lieu commun.Les Africains ne lisent pas et n’aiment la lecture. De nombreux facteurs expliquent leurs attitudes envers le livre et la lecture. Trois causes apparaissent  dans toutes les enquêtes menées sur le sujet : 1- La société de l’oralité : Les Africains, dit-on, vivent dans une société où l’oralité n’est pas compatible avec la lecture qui soustrait l’individu de la société. La lecture est un évènement solitaire, un rendez vous privé avec un autre monde. En effet, l’acte de lire isole, et l’Africain ne se sent à l’aise que parmi ses parents, ses amis, sa famille.

        Le constat est là, implacable, dans beaucoup de familles, le livre et la lecture font partie du décor… 2- L’analphabétisme : il est vrai que de nombreux Africains ne savent pas lire ni écrire et cela a beaucoup joué sur le développement de la lecture. Aujourd’hui encore une grande proportion de jeunes garçons et de filles ne vont pas à l’école où le quittent prématurément à cause des problèmes de tradition et  de pauvreté. Amadou Hampaté Ba, l’auteur de l’étrange destin de Wangrin, affirmait qu’à son époque inscrire un enfant à l’école était une malédiction. Etre analphabète ne veut pas dire être ignorant. Amadou Hampaté Ba  disait aussi à  l’UNESCO que chaque fois qu’un vieillard meurt en Afrique, c’est comme une bibliothèque qui brûle en Europe. Le Mawdo (vieux sage en peulh) disait avec raison qu’il ne faut pas confondre Savoir et Ecriture. L’écriture est la photographie du savoir. 3 – Le pouvoir d’Achat : des spécialistes n’ont pas hésité à écrire que le coût du livre était un frein pour les lecteurs potentiels. En fait, il s’agit d’un pouvoir d’achat trop faible. Une grande proportion d’Africains vit dans la pauvreté. Le salaire insuffisant de nombreux cadres Africains sollicités par la grande famille, les amis et le coût élevé des loyers, de la nourriture et de l’entretien de la voiture ne favorisent pas l’achat du livre.

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Citation

Clin d’oeil sur la littérature camerounaise !

            Comme le suggère David Ndachi Tagne, la « légère polémique » qui entoure les origines de la littérature écrite au Cameroun résulte d’une histoire coloniale complexe où les Anglais, les Allemands et, après la première guerre mondiale, les Français, se sont succédés. Alors que le français domine la production littéraire du vingtième siècle, c’est aux missionnaires anglais, aux conquérants allemands et surtout aux érudits locaux que l’on doit l’introduction de l’écriture et la production de textes en douala, en anglais et plus tard en allemand. Le Sultan Ibrahim Njoya qui domina la vie intellectuelle de sa région à la fin du dix-neuvième siècle par exemple, inventa son propre alphabet et écrivit plusieurs volumes consacrés au droit, au savoir et aux coutumes bamoun. Ce n’est que dans les années 1920 que cette écriture fut abandonnée, lorsque les Français détruisirent ses presses, fermèrent toutes ses écoles et imposèrent leur propre langue et matériel pédagogique.

                Rudolph Douala Manga Bell fut un autre intellectuel appelé à devenir une figure de proue de son pays. Après des études de droit en Europe, il rentra au Cameroun où il devint le chef des Doualas mais, comme tant d’autres, il finit par être sommairement exécuté par une administration coloniale peu disposée à s’engager sur la voie de négociations juridiques avec un avocat africain. C’est à la même époque que Joseph Ekolo publia ses impressions de l’Europe sous le titre Wie ein Schwarzer das Land der Weiszen ansieht (Vision du monde blanc par un noir). En 1932, Jean-Louis Njemba Medou publia Nnanga Kon en langue boulou, un ouvrage qui est parfois considéré comme le premier roman écrit par un Camerounais. Parmi les premiers auteurs camerounais à s’exprimer en français, on peut mentionner Isaac Moumé Etia qui écrivit quelques contes dans les années 1920-1930 et Louis Pouka Mbague qui fut acclamé à Paris dans les années 1940-1950 et dont le vers: « Ô France, ô notre unique espoir (…) tu demeures pour nous la providence du Noir » résume toute l’œuvre.
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Les amazones de la littérature camerounaise

     Depuis quelques années, la proportion des femmes qui se lancent dans l’aventure littéraire ne cesse d’augmenter. En moins de temps qu’il n’en faut, elles semblent avoir pris le pouvoir dans cette citadelle jadis imprenable, où trônaient de leur majesté phallique leurs compatriotes. Elle semble désormais lointaine, l’époque où Ferdinand Léopold Oyono, Mongo Béti, Guillaume Oyono Mbia, Sevérin Cécile Abega ou Pabé Mongo,etc., constituaient le référent lorsqu’on parlait de littérature.

Leadership

Les femmes seraient-elles subitement plus inspirées que les hommes ? Est-ce un simple effet de mode qui va s’estomper avec le temps, ou alors une tendance désormais durablement inscrite dans l’univers de la création littéraire au Cameroun ? Les professionnels de l’édition ne réussissent pas à s’accorder sur la réponse définitive à apporter à ces questions. Pour le directeur des éditions Clé à Yaoundé, « à défaut de chiffres, en regardant les vitrines et en suivant l’actualité littéraire, on constate que l’on a un peu plus de femmes qui écrivent. Dire qu’elles écrivent plus que les hommes, je ne suis pas en mesure de le certifier », avoue Marcelin Vounda Etoa.

S’il y a un domaine que les Camerounaises vont contester à leurs compatriotes masculins, c’est bien celui de la littérature. Au point d’assumer aujourd’hui un leadership qui n’est pas usurpé. Par quelque bout que l’on traite de la littérature féminine camerounaise, on ne peut éluder trois facteurs incontournables, intimement liés au temps, à l’espace et à la thématique.          Lire la suite

« Tuer pour tuer » de Mahlox ou la textualisation de la déchéance multipolaire

          L’analyse du discours, avec Dominique Maingueneau,  donne la place depuis quelques années à des actes de paroles qui sortent du système traditionnellement préconçu comme corpus: le texte littéraire. Cette excroissance des domaines d’étude linguistique ne ferme pas les oreilles à l’épanchement social des pensées, des fantasmes et des idiosyncrasies langagières  de ceux qui envahissent de plus en plus l’espace public ; il s’agit, en effet, des auteurs des  chansons populaires en Afrique au sud du Sahara. Ceux-ci bénéficient pour cela des nouveaux supports de diffusion que sont la plateforme internet et des supports numériques et électroniques. Il parait donc important de se pencher sur la chanson RAP du Cameroun notamment ‘tuer pour tuer’ paru dans les bacs en 2016, de l’artiste Maalhox le vibeur en duo avec Phil-B. L’analyse devra s’attarder sur le contexte qui a fait naître cette production artistique, ensuite il sera question d’entrer dans le texte lui-même pour y dénicher les aspects qui se lient au contexte social, sans oublier de faire un break sur les façons de mettre en musique le langage camerounais inclus dans ce que l’on appelle le français camerounais.

           

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En passant

AFURAKA – L’origine du terme« Afrique — AFRIKHEPRI-Révolution des consciences

L’origine du terme« Afrique »a été publié comme une série de trois articles dans la section AWUSISEM des premier, deuxième et troisième questions de notre AFURAKA / AFURAITKAIT NANASOM Nhoma – Afurakani / Afuraitkaitnit ( africaine) Ancestral Religion Journal en 13007 à 13008 (2007-2008). Nous…

via AFURAKA / AFURAITKAIT – L’origine du terme« Afrique — AFRIKHEPRI-Révolution des consciences

En passant

Le Baya: arme fatale de séduction de la femme africaine !!!

Pour séduire un homme, en dehors de leur personnalité, les femmes ont plusieurs astuces et armes aux choix. Chacune choisit ce qui lui paraît le plus efficace: maquillage, vêtements, coiffure… qui viennent agrémenter leur « parade ». Certaines tactiques sont universelles. D’autres sont propres à des peuples. En Afrique, ce petit truc qui est reconnu comme capable de tomber un homme, c’est le baya…

le ‘’Baya’’ est un ensemble ou un collier de perles utilisées par les africaines à titre d’ornement de leur hanche. ‘’Affléma’’ en Akan ou‘’Baya’’ en malinké. Il a un objectif particulier: La séduction. Ainsi en Afrique est il l’arme idéale pour faire tourner la tête de l’homme désiré.

Le ‘’Baya’’, tout comme ‘’L’afflema’’, est constitué de diverses matières premières tels la porcelaine, le caoutchouc, les excréments d’une espèce rare de papillon, de roche et de bois. Ces perles viennent généralement de l’Indochine, du Maroc et du Liban. En Afrique de l’Ouest, il s’agit du Mali, du Sénégal, du Nigeria et du Ghana. Le ‘’Baya’’ est confectionné au Sénégal par les ‘’Laoubè’’ qui sont des peuls.

Pour augmenter les pouvoirs mystiques du ‘’Baya’’, il est conseillé d’utiliser un parfum le ‘’Nimmalin’’ un Oussounan qui signifie en Wolof « Je te saoule. » Il sert à apprivoiser et à retenir son conjoint à la maison. Les femmes sénégalaises et les maliennesont leur ultime secret à elles : le ‘’Baya’’. Que dire alors des femmes akan qui font mettre des‘’Baya’’ en or à leur fille durant les premières semaines de son mariage ? La famille de la mariée, pour mieux séduire leur gendre, orne le corps de leur fille de perles. Les perles rouges sont utilisées pour soutenir le ‘’Kodjo’’ Il y a aussi les perles pour les genoux et les avants bras. Il est conseillé de porter le ‘’Baya’’ avec le « Pindal bêtchô » qui est un morceau de pagne arrivant juste aux genoux. La nouvelle mariée se doit de mettre en exergue ses perles rouges au cours des petites causeries- débats avant les rapports à proprement parler. Toutes ces astuces ont pour seul but de séduire son Jules.

Comme on le voit, le ‘’Baya’’ est aussi un aphrodisiaque qui fait perdre la tête des hommes en dehors d’être un objet de protection contre les esprits maléfiques. Mais avec la modernisation, cette parure est en train de perdre de sa valeur au profit des chaînes que les femmes utilisent également autour de leur hanche. Toujours dans le seul but de séduire.

Un article de Rythmes d’Afrique