LE DRIMP YOUTH FORUM 2017 C’est un prog

LE DRIMP YOUTH FORUM 2017

C’est un programme de renforcement de capacités qui a pour but de susciter de jeunes leaders, et inculquer à la jeunesse camerounaise des valeurs de diligence, de compétitivité, de professionnalisme, et d’éthique. Il vise par ailleurs à former ces jeunes et à les outiller sur les meilleures manières de rentabiliser leurs potentiels.
De portée nationale, le DRIMP Youth Forum, réunie depuis bientôt 6 ans environ 6000 jeunes autour d’orateurs de choix, venus les entretenir sur des thématiques variées, liées à l’engagement civique, le leadership, le développement personnel, l’entrepreneuriat et l’efficacité professionnelle.
Rubrique importante du DRIMP Youth Forum, le « Project Contest » porte sur une thématique spécifique d’actualité et permet de primer tous les ans des jeunes dont l’ingéniosité des projets, nécessite un accompagnement en guise d’encouragement.
Objectifs
Prenant en compte d’une part, l’importance du volontariat pour le développement d’une nation et d’autre part le dynamisme entrepreneurial qui caractérise l’écosystème des start-up au Cameroun, l’édition 2017 du DRIMP Youth Forum aura pour objectifs :
Promouvoir le volontariat comme facteur de développement communautaire
Susciter un plus grand nombre de jeunes entrepreneurs camerounais
Former les jeunes aux différents outils nécessaires à la création d’entreprises dans le contexte camerounais
Inculquer des valeurs de compétitivité, d’innovation et d’endurance aux jeunes
Eduquer les jeunes à l’usage de l’outil internet comme moyen de promotion des produits d’une entreprise et de l’image d’un individu (« personal-branding »)
LES THÉMATIQUES
Qui seront traitées durant cette édition du DRIMP Youth Forum
Cette 6ème édition du DRIMP Youth Forum est placée sous le thème « MAKE THE DIFFERENCE ». Le choix de ce thème se veut un moyen de mettre l’emphase sur les valeurs de compétitivité, de créativité et d’innovation. Il représente par ailleurs le moyen d’inculquer la culture de la gagne à la jeunesse et l’inciter à penser « out of the box ». A la suite de ce thème générique, 04 sous-thèmes à savoir :
Comment maximiser son potentiel
Comment devenir un entrepreneur efficace
Le rôle du volontariat pour le développement d’une nation
La communication Web : quels enjeux
Project Contest
Le «PROJECT CONTEST» de cette année est intitulé « Concours du Meilleur Projet Communautaire ».
Pour son implémentation, nous travaillerons en collaboration avec les mairies des 07 arrondissements de la ville de Yaoundé. Il sera question de présélectionner au total 14 associations porteuses de projets à but communautaire soit 02 associations par arrondissement. Elles présenteront leurs projets sur deux mois à l’issue desquels les sept (07) projets à plus fort impact, seront présentés devant le jury au cours DRIMP Youth Forum, les 03 meilleurs seront primer.

VOUS POUVEZ VOUS INSCRIRE POUR PARTICIPER EN CLIQUANT ICI
http://drimpyouthforum.drimpfoundation.org/

Les 3 L de l’autonomisation des femmes:

Les 3 L de l’autonomisation des femmes: Learning, labour et leadership

Le 21e siècle pose de nombreux défis qui nécessitent de nouvelles manières de penser, mais aucun n’est plus important que le rôle économique des femmes dans un monde en rapide mutation.
L’économie mondiale se débat pour engendrer la croissance qui offrira à toutes et tous une vie meilleure, et toutes et tous peuvent y contribuer, mais les femmes ne peuvent toujours pas contribuer à la croissance économique comme le leur permettrait leur véritable potentiel. Le coût de cette réalité est énorme : dans certains pays, le revenu par habitant reste très faible parce que les femmes ne bénéficient pas de l’égalité des chances. Les femmes représentent la moitié de la population mondiale, mais leur contribution à l’activité économique est largement inférieure à 50 pour cent. En effet, les mesures de l’activité économique font état d’un écart entre femmes et hommes qui va de 12 pour cent dans les pays de l’OCDE à 50 pour cent au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.
Ce qu’il nous faut pour changer les choses, c’est un effort concerté en faveur de l’égalité des sexes, par ce que j’appelle les « 3 L » de l’autonomisation des femmes : learning, labour et leadership (l’apprentissage, le travail et le leadership).
Tout d’abord, l’apprentissage (learning) : l’éducation est le fondement même du changement. L’apprentissage permet aux femmes de se prendre en charge elles-mêmes et de briser les chaînes de l’exclusion. Nulle part au monde, l’éducation ne joue un rôle plus important que dans les pays en développement : d’après les estimations d’une étude de 60 pays (link is external), la perte économique annuelle imputable au fait que les filles ne bénéficient pas du même niveau d’éducation que les garçons atteint les 90 milliards de dollar des États-Unis. Une autre étude suggère qu’une année supplémentaire d’enseignement primaire accroît le revenu potentiel de 10 à 20 pour cent, et une année supplémentaire d’enseignement secondaire de 25 pour cent.
Il y a un proverbe africain qui dit : « Quand on éduque un garçon, on forme un homme. Quand on éduque une fille, on forme un village. » Non seulement c’est vrai, mais on peut le mesurer. Par exemple, une femme est beaucoup plus susceptible de consacrer ses revenus aux soins de santé et à l’éducation qu’un homme : elle y consacre jusqu’à 90 pour cent de ses revenus, contre seulement 30 à 40 pour cent pour un homme. Cette façon de faire a des répercussions sur l’ensemble de la société, au-delà des générations.
L’apprentissage n’est que la première étape à franchir, et le travail la deuxième : il permet aux femmes de s’épanouir et d’exprimer tout leur potentiel.
Toutefois, à l’heure actuelle, lorsque les femmes travaillent, elles doivent bien trop souvent se contenter d’emplois précaires, mal rémunérés et mal considérés, souvent dans le secteur non structuré dans le cas des pays en développement. Est-il donc surprenant que les femmes et les filles soient les principales victimes de l’extrême pauvreté ? Elles représentent 70 pour cent des milliards de personnes qui se battent pour survivre avec moins d’un dollar par jour. À l’échelle mondiale, les femmes ne gagnent que les trois quarts de ce que gagnent les hommes, et ce, même lorsqu’elles ont atteint le même niveau d’instruction et qu’elles occupent le même emploi qu’eux. L’une des règles les plus élémentaires que nous devrions respecter est très certainement « l’égalité de rémunération pour un travail égal » !
Selon des recherches récentes du FMI (link is external), l’élimination des disparités entre les sexes dans le cadre de la participation économique peut entraîner une augmentation du revenu par habitant. Celle-ci peut avoir d’importantes répercussions : les femmes tiennent les cordons de la bourse de la plupart des ménages du monde, et si elles dépensent davantage, la demande augmentera et stimulera la croissance économique.
Comment pouvons-nous favoriser la réussite professionnelle des femmes ? Il s’agit parfois de modifier la législation, par exemple pour faire en sorte que les lois portant sur les droits patrimoniaux et les droits de succession ne soient pas discriminatoires à l’égard des femmes. Il faut également que les politiques adoptées soient favorables à l’éducation et aux soins de santé, et qu’elles facilitent l’accès au crédit, de sorte que les femmes puissent atteindre une plus grande indépendance économique. C’est un domaine dans lequel le FMI s’efforce d’apporter sa contribution grâce à des analyses et au renforcement des capacités dans les pays membres.
Mais ce terrain de jeu n’est pas non plus équitable dans les pays riches. Ceux-ci ont encore besoin de plus de systèmes de congé pro-femmes, pro-famille ; de solutions abordables et de qualité pour la garde des enfants ; d’une fiscalité individuelle (plutôt que familiale) ; et de crédits d’impôt ou d’avantages fiscaux pour les travailleuses et travailleurs les moins bien rémunérées/és.
L’éducation et le travail sont donc essentiels. Le troisième « L » est le leadership : donner aux femmes la possibilité de se lever et d’exploiter leurs aptitudes innées et leur talent. Il reste beaucoup à faire dans ce domaine : par exemple, seuls 4 pour cent des PDG de la liste des 500 entreprises de Standard and Poor sont des femmes, et seulement un cinquième des parlementaires du monde entier.
Cette situation est d’autant plus ironique que quand les femmes sont au pouvoir, elles ont tendance à faire aussi bien que les hommes, sinon mieux. Une étude montre que les entreprises du classement Fortune 500 qui ont promu des femmes à des postes de cadre supérieur enregistrent des profits largement plus élevés que ceux de la moyenne des sociétés de leur secteur. En outre, les femmes sont moins susceptibles de prendre des risques irréfléchis comme ceux qui ont engendré la crise financière mondiale de 2008. Elles sont plus enclines à prendre des décisions fondées sur le consensus, l’inclusion et la compassion, et à viser la viabilité à long terme.
Il est vrai, et c’est compréhensible vu les préjugés auxquels elles se heurtent, que les femmes ont parfois moins d’assurance que de compétences. Mais elles doivent changer d’état d’esprit pour modifier le cours de l’histoire à leur avantage. Il est donc primordial que les femmes s’apprêtent à « oser la différence », à prendre des risques et à sortir de leur zone de confort.
Toutefois, même celles qui veulent vraiment réussir sont encore confrontées à des obstacles. J’en suis donc arrivée à considérer qu’il nous faut fixer des cibles et adopter des quotas pour les femmes et les hommes afin que les femmes prennent place à table, elles aussi. Nous devons choisir entre un changement forcé et l’enlisement dans la complaisance.
Que nous parlions d’offrir l’enseignement primaire aux filles d’un village ou d’engager des femmes à des postes de direction dans les entreprises, il est temps de créer un monde dans lequel toutes les femmes peuvent exprimer leur potentiel sans entraves ou parti pris. Le monde entier récoltera les fruits de ce changement. Et les trois L nous aideront à y arriver.

, premiers Prix Jeunesse de l’espace fra

, premiers Prix Jeunesse de l’espace francophone en matière d’innovation, entendent récompenser chaque année des jeunes francophones âgés de 18 à 35 ans qui ont fait des réalisations exceptionnelles au cours de l’année dans un espace qui regroupe 900 millions d’habitants sur les cinq continents.
35 Jeunes Innovateurs dont les réalisations ont été les plus marquantes seront récompensés au cours d’un prestigieux Diner-Gala organisée le 16 Septembre 2017 à Abidjan, Côte d’Ivoire et rehaussée par la présence de nombreux décideurs du monde francophone.
Plusieurs nominés auront aussi l’opportunité de partager leurs innovations devant un public de 800 participants à l’occasion d’un évènement spécial dénommé « la Nuit Francophone de l’Inspiration ». En outre, le Super Prix du Jeune Francophone de l’Année recevra un accompagnement financier à hauteur de 3000 Euros.
Ces Prix sont à l’initiative de ‘‘L’Association 3535’’ une plateforme regroupant plus de 20 jeunes professionnels répartis dans 20 pays francophones avec le soutien officiel de l’Organisation Internationale de la Francophonie et le concours de l’Institut Français de Cote d’Ivoire. http://ow.ly/v5us30dqR66

Modules francophones de formation à dist

Modules francophones de formation à distance sur « Genre : concepts et approches

L’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), en partenariat avec l’université Rennes 2 (France), lance un appel à candidatures pour une formation à distance visant à promouvoir l’égalité entre les sexes dans les établissements d’enseignement supérieur (IES) membres de l’AUF.
Ces trois (3) modules de vingt (20) heures d’enseignement chacun, conçus par l’université Rennes 2, proposent une autoformation tutorée à distance avec QCM (questionnaire à choix multiple) visant à promouvoir l’égal accès des femmes universitaires aux postes de responsabilité dans les établissements d’enseignement supérieur et de recherche, et sont ouverts aux cadres administratifs et personnels enseignants des institutions d’enseignement supérieur (IES) membres de l’AUF.
L’ingénierie (conception des modules et activités d’apprentissage) et l’animation pédagogiques de ces modules sont placées sous la responsabilité de Madame Fanny Bugnon, responsable scientifique et pédagogique du Diplôme Inter-Universitaire (DIU) « Études sur le genre » de l’université de Rennes 2.
Public cible
Tout en étant ouverte aux hommes, la formation s’adresse prioritairement aux femmes (enseignantes, étudiantes et personnels administratifs des établissements d’enseignement supérieur et de recherche, membres de l’AUF) qui souhaitent se familiariser avec les questions de genre afin de favoriser la place des femmes dans les IES, la diffusion d’une culture égalitaire et la mise en place de politiques volontaristes en la matière. À qualité égale des dossiers, la priorité sera accordée aux candidates du Sud.
Objectifs de la formation
Acquérir les connaissances et les outils nécessaires pour promouvoir efficacement l’égalité entre les femmes et les hommes dans les établissements d’enseignement supérieur francophones.
Développer sa capacité d’élargir ses connaissances et de les utiliser pour développer le leadership des femmes et promouvoir l’égalité dans l’exercice des responsabilités au sein des IES par la mise en œuvre d’une politique institutionnelle égalitaire.
Modalités d’apprentissage et d’évaluation
Cette formation à distance est réalisée au moyen de lectures, de vidéos, de forums, de classes virtuelles et de sites Web, selon une démarche adaptée à chacun des modules. Un tutorat pédagogique et technique est assuré par l’université Rennes 2.
L’évaluation se fait par questionnaire à choix multiples (QCM) à l’issue de chaque unité (deux unités par module). La validation de l’unité permet l’accès à l’unité et au module suivants.
Modalités de validation de la formation
Une attestation de suivi avec succès et de réussite aux évaluations sera délivrée par l’université Rennes 2 à l’issue de la formation.
Volume horaire et durée de la formation
Trois modules de 20 heures d’enseignement, soit 60 heures réparties sur 5 (cinq) mois à partir du 25 septembre 2017 (cf. calendrier ci-après).
Conditions matérielles
Pour suivre cette formation, il est nécessaire de disposer d’un micro-ordinateur équipé d’un système d’écoute (haut-parleurs ou casque) et d’une connexion Internet haut débit (1 Mb/s minimum).
Les candidates et candidats sélectionnés par l’AUF pour le programme pourront aussi utiliser les services des campus numériques francophones – CNFMD de l’AUF.
Consulter la liste sur le site de l’AUF :
https://www.auf.org/nos-implantations/nos-campus-numeriques-francophones/
Critères d’admission et sélection des candidatures
Avoir obtenu un diplôme de deuxième cycle universitaire (bac + 5)
Posséder une très bonne connaissance de la langue française (au minimum niveau C1 ou équivalent)
Être en fonction ou étudier (niveau doctorat) dans un établissement membre de l’AUF : https://www.auf.org/membres/
Les dossiers de candidature (curriculum vitae, lettre de motivation, justificatifs de formations et d’activités) sont réceptionnés par les services concernés de l’AUF qui examinent leur recevabilité. Les dossiers incomplets sont rejetés.
Les candidatures sont ensuite sélectionnées conjointement par l’AUF et l’université Rennes 2.
La candidate ou le candidat doit s’engager à suivre l’intégralité de la formation aux dates prévues.
Constitution du dossier de candidature
Le dossier de candidature doit obligatoirement être constitué en ligne (https://formulaires.auf.org). Il est composé des éléments ci-dessous à joindre au formulaire en ligne :
Lettre de motivation de la candidate ou du candidat exposant ses objectifs pour suivre cette formation.
Curriculum vitae détaillé de la candidate ou du candidat.
Photocopie du dernier diplôme obtenu.
Attestation d’emploi ou de statut pour l’année en cours. Attention, ne seront prises en compte que les attestations datant de 2017.
L’absence de l’un des documents entraîne automatiquement le rejet du dossier qui doit être déposé le 5 septembre 2017 (18 heures GMT) dernier délai.
Coût de la formation
Le coût de la formation est entièrement pris en charge par l’AUF.
Calendrier :
Juin 2017 : Lancement de l’appel à candidatures
5 septembre 2017 : Clôture de l’appel à candidatures
25 septembre 2017 : Démarrage du module 1
6 novembre 2017 : Démarrage du module 2
11 décembre 2017 : Démarrage du module 3
Les résultats de la sélection seront annoncés par l’AUF. Le service de Formation continue de l’université Rennes 2 assure la gestion administrative des conventions de formation, l’inscription des apprenantes et des apprenants et leur suivi.
Contacts
Catinca BIRNA et Amélie NADEAU, responsables de projets Direction « Veille, Innovation, Expertise », AUF
@ : appel-modulesfoad-genre@auf.org
Fanny BUGNON – Responsable pédagogique, université Rennes 2
@ : fanny.bugnon@univ-rennes2.fr
Programme de la formation : télécharger le PDF
Dépôt des dossiers sur : https://formulaires.auf.org

Microbourses de recherche LTT-AUF pour d

Microbourses de recherche LTT-AUF pour doctorants du Sud

Avec le soutien de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), le Réseau Lexicologie, terminologie, traduction (LTT) lance un appel pour l’octroi de trois microbourses de recherche, d’une valeur de 1000 € chacune, réservées aux doctorants des pays du Sud. La date limite de candidature est fixée au 31 août 2017.
OBJECTIFS DU PROGRAMME DES MICROBOURSES
Encourager des recherches doctorales sur les langues du Sud ;
Encourager des thèses qui soient en phase avec les besoins de la société ;
Encourager des recherches doctorales qui débouchent sur une employabilité du diplômé et sur la valorisation de ses travaux ;
Faciliter une présence du jeune chercheur sur un terrain d’investigation ;
Offrir au jeune chercheur l’occasion de dialoguer avec les chercheurs d’autres laboratoires ;
Encourager le jeune chercheur à publier ses résultats de recherche en français.
RÉSULTATS ATTENDUS ET IMPACT SOUHAITÉ
Amélioration des connaissances sur les langues partenaires ;
Participation active au rayonnement des cultures et des langues dans leur diversité ;
Enrichissement des langues partenaires en vue de la traduction et de l’enseignement bilingue ;
Soutenances de thèses accompagnées d’une production de contenus ou de méthodes utilisables au sein de la société ;
Visibilité des travaux de recherche menés en langue française ;
Pouvoir d’attraction vers les laboratoires du Réseau LTT, et leurs universités membres de l’AUF
ÉTUDIANTS ÉLIGIBLES
L’appel est destiné aux étudiants inscrits à un programme de doctorat relevant des domaines de recherche couverts par le réseau LTT : lexicologie, terminologie et science de la traduction (consulter le texte des statuts à l’adresse http://www.ltt.auf.org/IMG/pdf/Statuts_Ltt_version_finale.pdf).
Sont considérés comme doctorants du Sud, les étudiants qui possèdent la nationalité d’un pays du Sud ou sont apatrides et sont inscrits au doctorat dans une université du Sud ou du Nord. Ils doivent être rattachés à une institution membre de l’Agence universitaire de la Francophonie (université, grande école, réseau universitaire et centre de recherche scientifique – voir la liste des membres de l’AUF : https://www.auf.org/les_membres/nos-membres/
MODALITÉS PRATIQUES
Utilisation
Le programme vise, très spécifiquement, à donner aux doctorants les moyens de mener un travail d’enquête de terrain en quittant quelques semaines le campus de leur université pour séjourner dans un lieu d’investigation : il peut s’agir d’un milieu particulier (observer des activités scolaires, écouter les dialogues dans un centre de santé, procéder à une enquête linguistique…) ou encore d’un laboratoire d’une université voisine offrant des outils utiles à la recherche (laboratoire de phonologie, équipe d’ingénierie linguistique, fonds documentaire à consulter…). La bourse doit permettre au jeune chercheur de mener une recherche au service de la société et qui soit en phase avec des besoins réels.
Les bénéficiaires des bourses devront s’engager à rédiger leur thèse en langue française et à mentionner l’aide reçue.
Sélection et financement
L’attribution des bourses est conditionnée par la qualité des dossiers et se fait exclusivement au mérite, sans tenir compte des spécialités. Le jury chargé du classement agit en toute indépendance du Bureau de LTT. Il est composé de membres représentant les spécialités de recherche du réseau.
Les lauréats s’engagent à adhérer au Réseau LTT (l’adhésion est gratuite. Voir http://www.ltt.auf.org/article.php3?id_article=648) et à envoyer un compte rendu au président de LTT, au plus tard 4 semaines après la fin du séjour. Ce compte rendu devra être visé par le directeur/la directrice de thèse. Les justificatifs du voyage et du séjour accompagneront ce compte rendu.
Sous réserve de l’effectivité du financement par l’AUF, la bourse octroyée s’élève à 1000 €. 85 % de la bourse (850 €) seront versés au moment du départ sur le compte personnel du lauréat, puis le reliquat (150 €) après remise du rapport de mission. La bourse doit être utilisée dans le courant de l’année civile 2017 et n’est pas renouvelable.
Les universités et laboratoires de rattachement ne sont pas autorisés à réclamer une partie du montant de la bourse.
Soumission
Le dossier de candidature comportera :
Une déclaration de candidature sur papier libre précisant notamment le sujet de la thèse et le nom du directeur de recherche ;
Le programme détaillé et dûment justifié des recherches à mener sur le terrain précédé d’un état d’avancement de la thèse ainsi que de la problématique et de la méthodologie adoptées (entre 2 et 3 pages) ; un plan de la thèse serait bienvenu.
L’avis circonstancié du directeur de recherche mettant l’accent sur l’originalité et la pertinence de la recherche entreprise ; un état prévisionnel, aussi précis que possible, des dépenses ;
L’engagement écrit de fournir un rapport circonstancié (entre 2 et 3 pages) en fin de séjour et de remettre, après soutenance, un exemplaire de la thèse au président du réseau LTT ;
le CV du doctorant (données personnelles, cursus universitaire, publications, colloques…) ;
l’attestation d’inscription en thèse.
Le concours sera ouvert par le président et immédiatement diffusé. L’avis de concours sera également consultable sur le site de LTT.
Les dossiers de candidature doivent être adressés par courrier électronique à l’adresse bourses@reseau-ltt.net, en un seul fichier PDF, et ce avant le jeudi 31 août 2017 à minuit. L’envoi devra être accompagné d’une demande d’accusé de réception électronique.
Le jury arrêtera la liste définitive des candidats, puis classera 3 lauréats. Une liste supplémentaire sera présentée par le jury et servira en cas de désistement d’un lauréat.
Le classement sera transmis au président de LTT pour affichage sur le site et sera communiqué par courrier électronique aux lauréats et à leur directeur de thèse pour le vendredi 15 septembre 2017, au plus tard.
Pour voir l’appel à candidature sur le site LTT : http://www.ltt.auf.org/article.php3?id_article=1062

À la question de savoir ce qu’il entenda

À la question de savoir ce qu’il entendait par « art nègre », Picasso répondit : « l’art nègre ? Connais pas ». Par cette réponse, l’artiste ne voulait sans doute pas nier l’existence et la qualité d’un art africain en tant que tel, mais signifier que ce n’est pas tant la qualité artistique des objets qui l’intéressait que leur propriété « magique ».

http://ow.ly/20hL30cUFAW À l’instar du terme « négritude » qui s’est notamment exprimé dans le champ littéraire, l’art contemporain africain revendique une africanité, une identité qui s’explicite par une esthétique propre. Celle-ci puise son essence dans les préoccupations du continent en développant les thèmes du génocide, du sida, de la famine, des luttes politiques, du pillage, de la répression de l’émigration…
Cette revendication est parfois doublée sur le plan technique du déploiement d’un style dit « africain ». C’est le cas de l’artiste Moke, peintre populaire de la République démocratique du Congo, qui développe dans ses tableaux un style « naïf » que beaucoup rapprochent d’un primitivisme contemporain.

De ce fait, ce qui caractérise l’art contemporain africain, c’est le multiculturalisme, sa capacité à parler un autre langage que celui « authentiquement » africain. Ceci pousse à s’interroger sur la signification d’un art africain, d’un art français, d’un art américain, etc. dans le contexte de mondialisation. De la même manière, puisque la globalisation « brouille » les frontières géographiques et artistiques, doit-on parler d’artistes africains ou d’artistes d’Afrique, d’art africain ou des arts d’Afrique ? On comprend aisément que c’est la question de l’identité ou des identités qui est au cœur de ce qu’on appelle l’« art contemporain ». La mondialisation oblige à s’interroger sur l’identité nationale des artistes car, si pendant longtemps, en histoire de l’art tout au moins, on s’est plutôt soucié des appartenances à une école et à un courant, le contexte de globalisation dans lequel nous vivons change la donne.